|

L’histoire
du Kenpô, ou l’Art du Poing, remonte à plusieurs milliers d’années. Elle plonge
ses racines à une époque où l’homme utilisait ses mains et son propre corps pour
se défendre et survivre. Toutefois, c’est vers le 6ème siècle que le
moine indien Bodhidarma s’est établi au temple de Shaolin dans la province du
Henan, en Chine. Il enseigna une méthode de Kenpô indien aux moines chinois,
qu’il trouva trop chétifs à force de privation et d'ascétisme. Ce Kenpô des
origines, qui leur aurait permis de retrouver une meilleure santé physique, leur
était enseigné en parallèle aux préceptes du Bouddhisme Chan qui deviendra le
Zen au Japon. A noter que l’Empire de Chine avait une immense importance dans
tout l’Extrême-Orient et que les voies commerciales étaient déjà très
développées à l’époque.
C’est ainsi que le Kenpô chinois (Quan Fa) donnera naissance au Tode (la main
des Tang) à Okinawa qui deviendra Okinawa Te puis Karaté (la main chinoise). Les
techniques de projections et l’Art des saisies (Chinna) donneront naissance au
Ju Jutsu et à l’Aiki Jutsu au Japon tout en se mêlant évidemment aux techniques
locales. Donc si le Kenpô prend ses origines en Inde,
c’est véritablement en Chine et au
temple de Shaolin qu’il connaîtra son véritable essor, se propageant dans toute
l’Asie et se mélangeant aux techniques et méthodes de combat locales. Ne dit-on
pas que « tous les Arts Martiaux sous le ciel viennent de Shaolin » ainsi qu’il
est écrit dans le Jian Hu Ji, un ouvrage de la dynastie Quing (1644-1911).
Actuellement, le terme générique de kenpô englobe plusieurs écoles et styles :
Okinawa Kenpô, Nihon Kenpô, Byakuren Kenpô Kosho Ryu Kenpô, Kajukenbo, Ed
Parker’s Kenpô, Shorinji Kenpô, Kenpô kan, Kenpô Kai, Yoseikan Kenpô, Motobu
Kenpô…
Top
Page d'accueil |