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Le
kobudo (ou faut-il plutôt parler des kobudo?) est subdivisé en deux catégorie.
Celui de tout temps pratiqué au Japon, avec ses armes classiques, telles le
Katana, le fameux sabre des samouraïs, la Naginata, cette hallebarde qui servait
aux femmes des guerriers japonais... Et le Kobudo des Ryu Kyu, ces îles au sud
de l'archipel japonais. Cette forme méridionale se caractérise par l'usage des
outils agricoles en guise d'armes de défense. C'est que les envahisseurs
japonais du clan de Satsuma, avaient strictement interdits aux habitants,
agriculteurs pour la plupart, la possession d'armes. Résultat: les paisibles
paysans surent utiliser les moyens du bord, ces faucilles, fléaux, et autres
outils de prime abord pacifiques. C'est ainsi que les outils agraires ont été
reconvertis en armes de guerre. Peu à peu, les arts du Kobudo ont été codifiés
pour permettre l’émergence d’une véritable culture martiale. Et les services de
sécurité du monde entier ne s'y trompent pas, eux, qui remettent ces
instruments, comme les tonfas au goût du jour.
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Iaï
Jutsu / Ken Jutsu
C’est l’art du sabre japonais ou littéralement « l’art d’attendre le contact ».
Autrement dit, il faut attendre l’attaque adverse en laissant son sabre dans le
fourreau. La riposte doit être exécutée dans le temps même où l’on dégaine. Le
IAI DO serait donc l’Art de dégainer le sabre. Le Katana, arme noble par
excellence, est extrêmement dangereux car avec sa lame tranchante, il possède
une allonge considérable (80 cm à 1 mètre). Son histoire remonte à la plus haute
antiquité. A l’époque féodale, les samouraïs avaient le privilège de porter deux
sabres, un long et un court. Le plus petit était une arme de réserve et était
utilisé en particulier pour le suicide rituel : seppuku ou hara kiri.
Le Iai Jutsu apparaît en tant qu’Art codifié en 1560. Il est alors enseigné par
Hayashisaki Jinsuke Shigenobu. Le sabre est l’arme la plus raffinée du Japon.
Durant plusieurs siècles, il occupa une place prépondérante dans l’entraînement
du Bushi (homme de guerre). L’Art du Sabre japonais est divisé en deux pratiques
principales :
-le Ken Jutsu, ou l’art de manier le sabre déjà hors de son fourreau. Soit
l’escrime classique japonaise.
-le Iai Justsu, ou l’art de dégainer et de couper d’un seul geste. Grâce à la
rapidité avec laquelle il permettait de porter une attaque, le Iai Justsu
réussit à occuper une place importante dans la préparation du samouraï, quoique
secondaire par rapport au Ken Justsu.
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La
Naginata
La Naginata est formée d’un long manche (sa longueur pouvant dépasser les 2
mètres), se terminant par une lame recourbée, à un seul tranchant. Aux temps
féodaux, cette arme était utilisée par les femmes. Les hommes, eux, maniaient le
Nagakami. Moins encombrant, il était constitué d’une hampe plus courte, mais
d’un tranchant plus long. Les samouraïs s’en servaient notamment sur les champs
de batailles, pour couper les jarrets de la cavalerie ennemie.
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Le
Bo
De prime abord inoffensif, ce bâton qui servait de canne aux moines de jadis,
peut se révéler une arme redoutable entre des mains expertes. Chaque coup donné,
peut être si puissant, qu’il est capable d’assommer proprement l’adversaire. Le
poids du bo varie selon le bois utilisé pour sa fabrication, et sa longueur.
Primaire ou sophistiquée, la technique du bâton est apparue un peu partout dans
le monde. Pour se défendre ou même pour attaquer, tous les peuples de la planète
ont manié le bâton : de la massue préhistorique à la canne de la Belle Epoque,
en passant par les armes du haut Moyen-Âge, (lances, hallebardes, fauchards). Le
maniement a pu s’affirmer avec le temps, ou quelque peu varier en fonction de
l’expérience sur le terrain et de certaines recherches particulières et locales.
Mais ses grands principes sont restés. Sa terrible efficacité aussi. La
dimension standard du Bo d’Okinawa, le Rokushaku Bo, est d’environ 182 cm (6
pieds). A remarquer que certains Katas de Bo furent introduits dans cette île,
avec le Kenpo chinois.
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Le Saï
Ce
trident métallique a une longue histoire et on en trouve des ébauches et des
formes très voisines dans de nombreux pays du sud-est asiatique. On pense que
des marins de Sumatra ou de Java, ou encore des militaires de Chine en ont
introduit l’usage dans les Ryu Kyu. Autrefois, les policiers portaient et
utilisaient cette dague aux bords arrondis pour maintenir l’ordre public et
protéger le souverain, maîtriser la foule, et arrêter les délinquants. Cet
instrument s’est révélé très efficace contre les Katanas et les bâtons.
Le saï s’utilisait généralement par paires, mais un troisième pouvait être passé
à l ceinture au milieu du dos, pour pallier la perte ou l’endommagement toujours
possibles au cours des combats. Ce troisième pouvait tout aussi bien être lancé
sur un adversaire en fuite ou encore à fixer un de ses pieds, en le piquant au sol.
Le Karaté ancien utilisait cette arme en complément d’entraînement,
particulièrement pour fortifier les articulations des poignets.
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Tonfa
Aujourd’hui, l’usage des tonfas est devenu courant dans les polices du monde entier, et même
dans certaines agences de sécurité. C’est qu’à l’usage, cet instrument agraire
d’Okinawa, s’est révélé très efficace. Muni d’un manche latéral, il permet une
plus grande variété de mouvement que la classique matraque. Comme le Saï, le tonfa s’utilise par paires, et exige un maintien solide, et des poignets souples
et robustes. Quant à la qualité de l’arme en elle-même, elle réside surtout dans
la densité du bois utilisé, et de l’équilibrage de l’outil. Au final, nous avons
un instrument redoutable, servant tant pour l’attaque que la défense. L’allonge
importante, et la grande vitesse qu’elle atteint lors des mouvements rotatifs
sont autant de qualités que les professionnels de la sécurité ont su apprécier à
leur juste valeur.
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Le
Nunchaku
Popularisé
à grande échelle grâce aux films de Bruce Lee, le nunchaku fait figure de
véritable symbole du Kobudo. D’une simplicité toute paysanne, cet outil qui
servait d’abord de fléau pour battre le grain, est devenu une arme, à ne pas
mettre entre toutes les mains. Cet outil des paysans d’Asie (on le retrouve en
Chine, au Vietnam, en Indonésie, Malaisie…) est constitué de deux bouts de bois
(de 30 à 60 cm chacun), reliés par une corde ou par une courte chaînette. Le
nunchaku sert aussi bien à l’attaque qu’en défense. La force centrifuge que les
mouvements circulaires développent peut se révéler destructrice à l’impact.
C’est donc, sous des apparences primitives, une arme à manier avec beaucoup de
précautions.
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Les Kamas
La
faucille était l’un des instruments agricoles indispensables pour les travaux
des champs. C’est un outil recourbé, servant à couper des herbes pour les
bestiaux et des végétaux dans les rizières ou aux champs. Il est constitué d’un
manche de bois d’une longueur de 30 cm environ, et d’une lame concave d’une
vingtaine de cm.
Il y a 600 ans, l’outillage agricole servit pour la première fois d’arme de
combat. Les techniques consistant à manipuler deux faucilles sont très
nombreuses. Et la faucille elle-même varie selon les usages qu’on en fait. Elle
peut, par exemple, reliée à une chaîne et lestée d’un poids (kusarigama), comme
dans l’île principale du Japon. La faucille devient ainsi doublement redoutable,
puisque l’ennemi est ainsi menacé à la fois par la lame très tranchante et par
le poids tournoyant autour de sa chaîne. A Okinawa, la faucille peut être
attachée à l’aide d’une corde au poignet.
Nous rappelons que dans un premier temps, les débutants s’exerceront avec des
faucilles (kamas) de bois pour éviter les blessures. Dans la période
d’initiation, le pratiquant peut se mettre lui-même en danger. L’apprentissage
du maniement des armes du Kobudo nécessite beaucoup de dextérité, et de … temps
!
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